Textfeld: Aquarelles de Norbert HASTERT a la galerie BEFFA.


L'Aquarelle est un genre qui fleurit au Grand-duché, où, sur les pas d'un Sosthène Weis, bon nombre de peintres ont choisi cette technique subtile mais difficile qui en dépit des apparences ne se laisse pas aisément apprendre. Les résultats  sont donc particulièrement révélateurs. ;
C'est l'aquarelliste luxembourgeois Norbert Hastert , qui a actuellement les honneurs des cimaises de la galerie Beffa où sont accrochées quelque cinquante-six aquarelles de bonne facture qui nous donnent â retrouver à travers cet éternel sujet du vieux Luxembourg ou des paisibles contrées de l'arrière-pays, ces tonalités fraîches - et vaporeuses qui l'emportent sur le dessin au point de noyer le plus souvent celui-ci dans les vapeurs de l'aquarelle.
La, palette emprunte deux gammes de coloris, jeux de couleurs ocres, bruns, roux de l'automne et des vieilles pierres, bleus verts de l'été, des toits d'ardoise ou des paysages du bord de la Moselle et de l'Oesling. Cinquante·six instantanés qui nous content l'histoire de l'aquarelle, de ses transparences,  de ses humeurs aussi lorsque la couleur le chant le projet de l'artiste s'imprime sur le papier en figures plus opaques qui sont le meilleur garant de ces autres aquarelles - la grande majorité - dont , les transparences et les lumières, en font de petites coupes sur le fil du temps et du paysage dont les variations sont prétextes au travail d'un  artiste efficace quoique un peu  trop influencé par son  illustre aîné.
F. Pirovalli.

Critique P. Kremer Nov. 1993

A mi-chemin entre abstraction et figuration.

 

Norbert Hastert à Mondorf-les-Bains.

Est-il encore besoin de présenter Norbert Hastert? Ce n'est pas d'hier que ce nom vient spontanément aux lèvres dès qu'il est question de l'aquarelle luxembourgeoise au XXe siècle.

La part la mieux connue de son oeuvre réoriente l'interprétation impressionniste du paysage au profit du sentiment romantique quelque peu délaissé par une tendance par nature vouée au rendu de la pure sensation.

Compris et apprécié par un large public, l'artiste - esprit essentiellement mobile et inventif - s'est risqué à quelques essais tout à fait convaincants, d'abstraction lyrique. (On se souviendra notamment des pièces présentées au château de Bettembourg.)

Une bonne part de ce qui est actuellement présenté à la galerie Schweitzer tend à opérer une synthèse entre les données originelles et la période expérimentale.

La forme paysage est conservée et s'inscrit dans une manière de «tache» à l'extérieur de laquelle est conservée intacte la blancheur du papier. Le style, tout en restant en partie spatial et descriptif, emprunte une certaine dynamique à l'abstrait gestuel. A dire vrai, cette

volonté de se situer à mi-chemin entre abstraction et figuration répond à un besoin d'épanchement poétique. Les titres d'ailleurs en témoignent: «Dans les premiers pas du vent», «Au paysage des regards voilés», «Dans un paysage de l'automne des idées»,...

Deux données d'une certaine importance restent à évoquer. L'une est que Hastert a voulu associer à cette exposition le rappel du long voyage d'Ulysse: il s'agit bien sûr d'insister sur l'Odyssée intérieure du poète abordant les divers archipels des langages, cherchant son verbe, successivement en rade et en partance, au gré de son intuition. L'autre est une présentation d'huiles qui, tout en transposant la même esthétique permettent des profondeurs, des opacités, des poids d'ombre et de matière que la technique à l'eau ne permettent guère.

L'un des grands mérites de Norbert Hastert, c'est assurément de ne pas craindre un perpétuel renouvellement, toujours risqué pour un nom à succès!

Pierre Kremer

Galerie Schweitzer, 9, rue Dicks, Mondorf Les-Bains. Jusqu'au 16 novembre.1993,

Norbert Hastert stellt in Steinsel aus.

 

Der in Düdelingen ansässig Kunstmaler Norbert Hastert zeigte in den vergangenen 25 Jahren in über 50 Einzel- und Gruppenausstellungen seine Werke. Seine Gemälde zieren nicht nur die Räume von ungezählten Privatwohnugen, sondern auch die Wände von zahlreichen öffentlichen Gebäuden im In- und Ausland. Norbert Hastert ist geschätzter Mitarbeiter von namhaften Künstlervereinigungen, die sich der Pflege der bildenden Künste widmen. Noch bis zum Sonntag befinden sich 50 seiner Werke in der Steinseler Kunstgalerie „Am Duerf“.

Der bekannte Kunstmaler sucht immer wieder nach neuen Ausdrucksweisen und -formen: Stetes Suchen nach einem malerischen Äquivalent des Gedankens und harte Arbeit bei der Bildgestaltung, d.h. beim Aufbau, bei der Anordnung der Figuren und bei der Farbgebung, gingen seinen Werken voraus. Aus „geistiger“ Unruhe heraus sucht der Maler Befreiung, die er auch in einer vom Gefühl und von der Idee getragenen Malerei findet. Es geht dem sensiblen Menschen Hastert im Wesentlichen um Verbildlichung, um die Visualisierung einer Empfindung, eines Gefühls, eines Seelenzustandes. Die Stärke des Malers liegt in der leicht abstrahierenden Darstellung von Menschen. In diesen Werken dominieren die Farben Rot, Orangegelb, Grau und Schwarz. Rot steht für Lebenskraft, Orangegelb bedeutet Licht, Wärme; Grau und vor allem Schwarz versinnbildlichen Bedrohung, Vernichtung. Die schemenhaft dargestellten Menschen gehen auf das Orangegelb, ein paarmal auch auf das Grau zu, sind zuweilen bedrohlich umklammert von schwarzen Farbtönen. Aber das Leben kommt zum Durchbruch, triumphiert über das Lebensfeindliche. Es kämmt also auch in diesen Gemälden ein tief christlicher Gedanke zum Ausdruck.

 

Sehr anmutig wirkt das Gemälde "Le Bal" . In den in Freilichtmalerei entstandenen Landschaftskompositionen werden Luft und Licht kombiniert. Die durch Lichteinwirkung hervorgerufene Stimmung spielt hier eine zentrale Rolle. Man spürt förmlich das Vibrieren der Atmosphäre, in der die Objekte keine scharfe Begrenzung haben, sondern mit Licht und Luft verschmelzen, oft wie aufgelöst wirken. Das gilt auch mutatis mutandis für seine verklärenden Blumenaquarelle. In all den Gemälden liegt der Versuch, des Malers, das Wesenhafte und Charakteristische der dargestellten Personen und Dinge herauszustellen. Die Ausstellung, die unter der Schirmherrschaft der Steinselen Kulturkommission steht und vom Vereinssyndikat organisiert wird, ist noch heute Freitag von 16 bis 19.30 Uhr und am Samstag und Sonntag von 14.30 bis 18.30 Uhr geöffnet.

 

Paul Schumacher

 

27 Octobre au 5 novembre 2000

 

La poésie du geste

 

Exposition Norbert Hastert à là galerie Seri-Art

 

 

Aquarelliste réputé internationalement, Norbert Hastert a choisi de faire une infidélité pour un temps à son médium de prédilection afin de s'adonner à la peinture et de livrer sur la toile son vocabulaire lyrique et gestuel emplit d'élégance poétique.

C'est donc à la galerie Seri-Art que les amateurs d'art, pourront découvrir, jusqu'au 7 avril, cette production à la frontière entre la tache et la forme, où la pureté du geste dansant sur la toile inscrit des envolées de couleur et creuse des sillons de matière.

La facture de Norbert Hastert semble être héritière de «l'action painting» de Pollock ainsi que de l'écriture dynamique et presque automatique de Georges Mathieu.

Pourtant, chez Norbert Hastert, de l'emportement du pinceau naît parfois un rappel figuratif. Des corps enlacés, une arabesque de ballerine transparaissent de dessous le noyau chromatique, inscrit énergiquement sur le fond clair.

Alors, les ocres, les orangés, les dorés, enflamment les compositions de l'artiste où les effets de transparence et l'ampleur du geste dénotent une volonté expressive intense.

 

Expression de la vie intérieure de l'artiste, désir de sonder les mystères de l'autre, de la femme, de la nature. Car, Norbert Hastert s'épanouit également à l'évocation de celle-ci. D'ailleurs, ses formats recherchent souvent l'horizontalité.

«Champ de blé», présenté à Grevenmacher, témoigne de cet intérêt pour le paysagisme abstrait. Là, l'effervescence du blé jaune contraste avec le ton du ciel alors que la touche est à appréhender comme la fixation d'impressions et de sensations visuelles.

Bien évidemment, pour le public habitué aux effets aquarelles, cette exposition sera peut-être une découverte mais également l'affirmation d'un geste libre et spontané.

Nathalie Becker

Norbert Hastert livre sur la toile son vocabulaire lyrique et gestuel

(Photo: Guy Jallay)

A la galerie Seri-Art, centre commercial Copal à Grevenmacher, jusqu'au 7 avril.

Un sceau personnel

 

Norbert Hastert à la galerie Schweitzer

à Mondorf-les-Bains.

 

Norbert Hastert n'est plus un inconnu à Luxembourg. L'artiste a su s’élever à une réputation qui va jusqu'à Prague et Paris.

S'éloignant des grands masters William Turner et Sosthène Weis, il donne sa  touche personnelle, comme il s'explique dans un langage culinaire. Comme Turner et Weis, il joue avec la transparence et laisse correspondre papier et couleurs.

Son sceau personnel, il le marque par la brume: cette brume qui envahit. ses oeuvres, sous un soleil de midi, absence de forme au milieu des formes, ouvrant l'espace.

Hastert conçoit l'objet de son regard comme un objet à modeler et à laisser modelable. Ses paysages sont dans une mouvance perpétuelle, situés entre l'été et l'automne. La lumière omniprésente, amenant variations et vibrations, élève les paysages dorés au rang de paysages intérieurs, où le réel ne figure plus que sous forme de réminiscences.

La composition de ces paysages, départagés par un sentier en hauteurs et profondeurs, ne fait que rehausser l'effet obtenu par les couleurs.

Car le chemin s'en va loin, avec la brume et le flou, au-delà du modelé et du visible vers un  état inachevé où le rêve a le champ libre.

 

Jusqu'au 23 juin1987.

Nelly Lecomte

Presse